L’état civil, à régler en premier
C’est le point de départ de tout dossier haïtien, et celui qu’on aborde presque toujours trop tard. Actes de naissance incomplets, orthographes divergentes d’un document à l’autre, dates qui ne concordent pas entre l’acte et le passeport, extraits à faire rectifier : chacune de ces situations est courante et chacune peut arrêter un dossier.
Une incohérence entre deux pièces n’est pas seulement un retard. Elle peut être lue comme une contradiction, et une contradiction non expliquée alimente le soupçon. Nous commençons systématiquement par un inventaire des pièces avant toute autre démarche.
Une diaspora dense, donc un parrainage souvent possible
La communauté haïtienne du Québec est ancienne et nombreuse. Beaucoup de candidats ont un conjoint, un parent, un enfant majeur ou un grand-parent déjà citoyen ou résident permanent. Le parrainage n’est pas la voie la plus rapide, mais c’est celle qui repose sur un fait solide plutôt que sur un score.
Des mesures spéciales qui changent
Le Canada a mis en place, à plusieurs reprises, des mesures temporaires visant les ressortissants haïtiens ou les personnes touchées par la situation dans le pays. Ces mesures s’ouvrent, se modifient et se referment. Ne fondez jamais un projet sur ce qu’on vous en rapporte : vérifiez ce qui est en vigueur au moment où vous déposez, auprès d’une source officielle ou d’un professionnel autorisé.